
de voir l'amour dans le regard de l'autre quand le sien s'étiole sans vraiment pouvoir mettre le doigt sur une raison valable.
J'ai exploré la question avec une psy qui ne m'a jamais parlé de sexualité. Plus tard, après le divorce, submergée par la déferlante de ma libido, renforcée par le plaisir que me procurait M., explorant d'autres voies quand il avait tendance à s'éloigner, j'ai compris qu'une grande partie du problème venait de là : P. n'avait jamais manifesté de grands besoins, envies, idées. J'en avais un besoin vital mais m'en suis rendue compte trop tard.
Avec M., retour de flamme. Je me consume à le désirer et lui me fuit.
Je devrais sans doute replier mes bagages et repartir en quête. Mais jusqu'à présent, il suffit que je prenne mes distances pour qu'il revienne avec un nouvel appétit. Qui m'affole, que je me presse de combler. Et rapidement, ma soif de cul l'agace ou le lasse.
Il me demande de la patience. Elle est toute usée.
7 commentaires:
ouais, l'adéquation des besoins sexuels dans un couple je crois que c'est le principal problème!
disons plutot que quand ça marche, tous les autres problèmes s'estompent, alors que quand ça marche pas, tout le reste prend des proportions énormes...
on est des bêtes de sexes, du moins certains, c'est pas glorieux, mais le réaliser permet de se dépasser, et de concevoir l'amour autrement...
courage (et dévergondage :) )
Voilà un très bon résumé !
Je suis d'accord aussi avec Phil pour dire que le sexe est une couche basse de la pyramide de Maslow du couple, et pourtant, en proie depuis des années à ce problème d'inadéquation avec ma femme (en l'occurrence le "mal baisé" c'était moi), on a résolu le problème de nos différentiels de "métabolisme" sexuel en faisant sauter le verrou de l'exclusivité.
Depuis je touche du bois pour que cette harmonie dure, c'est pragmatique, j'avoue même que c'est inespéré.
Je n'ai pas pris le temps de lire tout le contenu de ton blog pour voir ce que tu as exprimé sur ce sujet, mais cette histoire d'exclusivité semble être un noeud du problème, son abandon, une solution...
Tout a fait d'accord avec Photaphil !!
Tout à fait d'accord avec Photaphil ET avec Usclade...
Mais le monde ne semble pas prêt à entendre ça, c'est bien ce qui me turlupine.
la bête de l'apocalypse c'est la pression sociale
simone weil
tant qu'à faire enfiler les banalités comme des perles j'ajoute la mienne...
EP
J'avais envie d'ajouter ceci. D'une banalité tout aussi confondante. Mais la banalité vient aussi de la reproduction des expériences...imaginer que l'on puisse accoler de manière durable les désirs d'êtres au fonctionnement tellement différents relève tout au plus de la bêtise et sans doute même de l'escroquerie intellectuelle...
La conjugaison des désirs est quand même très souvent éphémères
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