samedi 31 janvier 2009

partie 3

le réveil

Quand j'ai émergé, j'ai directement sauté dans mes vêtements. Je venais de me souvenir que j'avais emmené mes deux enfants à cette soirée. Je les avais mises au lit, bordées et j'avais branché le baby-phone... dans l'appartement dans lequel j'étais sensée dormir.

Quand je suis descendue, J. a poussé un soupir de soulagement. Il les avait goinfrées de tarte aux pommes, leur avait raconté des histoires, mais il commençait à être rattrapé par sa propre gueule de bois. Evidemment, je n'avais pas entendu mon téléphone sonner, ni celui de M.

Reprenant mes esprits, j'ai assumé mon rôle de mère et suis partie déjeuner dans la maison d'à côté où la gente féminine pépiait à tout va. Mes copines faisaient un concours d'amants aux professions insolites : elles avaient couché avec un vendeur de hamacs, un prince sénégalais, un funambule... Moi je me mordais la langue pour ne pas dire :"Moi, cette nuit, avec un cow-boy, et j'en suis encore toute remuée". D'autant plus émoustillée que l'homme en question faisait la vaisselle, me dévoilant ses fesses moulées dans un jean's.


vendredi 30 janvier 2009

partie 2


ou la reine du teasing n'a aucune patience...

et peu de mémoire.

Donc, pas évident de raconter notre première nuit, surtout que nous étions très imbibés.

Mais de la ou des premières fois, je me souviens des choses suivantes :

- de notre impatience :
nous avons fait l'amour debout derrière la porte à peine fermée, le lit semblait trop loin

- de son canapé  :
mes fesses qui collent sur le cuir

- de ma grande jouissance :
ma révélation en tant que femme-fontaine

- la longueur de son sexe :
il me faisait un peu mal en levrette et j'aimais ça

- de notre admiration béate :
il me répétait sans cesse :"tu es belle, comme tu es belle" pendant que je le chevauchais,
 j'écarquillais grand les yeux et voulais absolument me familiariser avec toutes les parties de son corps (les fossettes au dessus des fesses, à se damner)

- de ses mains :
qui caressent, qui pincent, qui agrippent, qui écrasent, qui portent, qui tapotent...

Pendant des mois, j'étais dans un état de surexcitation constant. Même les Christ de Philippe de Champaigne (à cause de la peau claire ? de l'ossature solide ? de la longueur des jambes ?) me donnaient envie de me déshabiller.

C., qui vivait alors dans l'appartement du dessous, se souvient aussi de cette période. Récemment, en parlant de sexualité, il m'a dit :"Oui, mais toi, on sait que tu es un vrai kangourou...". Je n'ai pas osé demander ce que ça voulait dire.

PS : Mince, ma collègue vient me demander des infos au moment où je publie ce post... A noter, ne pas écrire sur ce blog au boulot, ce n'est bon ni pour mon image de sérieux, ni pour mon anonymat...

S. et M. : les débuts


partie 1

Il y avait bien eu la fois où je m'étais initiée à l'université de la tequila. A 4h du matin, M., le cow-boy de la bande, ne cessait de m'appeler : "Viens, Sophie, mais viens !". Apparemment, on avait développé une certaine intimité, mais je ne savais plus  trop laquelle. 

A ma question timide quelques semaines plus tard : "Heu, il paraît qu'on a disparu une demi-heure tous les deux, on a fait quoi ?", il a répondu avec un sourire ravageur en tournant le dos à sa copine de l'époque "je t'ai prise par derrière dans les pâquerettes". Mouais, je crois pas (et ce n'est toujours pas éclairci...). Même si cette  fois-là, malgré la présence de P. particulièrement inattentif, j'ai caressé les seins de Sabrina et embrassé fougueusement L. qui ne s'en est toujours pas remis.

Bref, quelques mois plus tard, avec mon tout nouveau statut de célibataire sans activité sexuelle depuis plus de deux mois (mon grand record), j'avais le sang chaud.
Alors, quand j'ai vu cette petite gonzesse qui entamait une danse nuptiale, je me suis approchée de l'animal. Enivrée par un effluve de testostérone, je n'ai pu m'empêcher de lâcher "C'est toi qui sens bon le mâle comme ça ?". Je l'ai attrapé par la cravate, me suis plaquée à lui et l'ai embrassé (c'est fou ce que l'alcool désinhibe). Quelques minutes plus tard, nous galopions allègrement dans les escaliers pour rejoindre son appartement et nous nous emboîtions avec frénésie.

PS : Oui, si Sean Penn avait été là, je l'aurais probablement attrapé par la cravate.

jeudi 29 janvier 2009

vanitas


narcissique en plus d'être égocentrique...

Cet après-midi, un prof de fac - habitué à voir déferler les vingtenaires - me demande :

"Vous êtes toujours étudiante ?"

"Non, diplômée depuis 10 ans..."

Hé, hé !

En plus, M., souvent avare de compliment, m'a dit : 
"Tu es la plus belle !"

Oh, oui, flattez-moi encore et encore...

mercredi 28 janvier 2009

chacun de son côté ?


dans ma candeur naïve,

j'imagine que faire jouir un homme deux fois d'affilée sans le laisser débander retarde le moment ultime de la séparation. Même si j'avais en tête ce fameux tube de Jeane Manson, lui aussi né avec le punk, Avant de nous dire adieu.

M. se réveille en disant qu'il a bien dormi et m'emmène aujourd'hui à la Grande Ville.

mardi 27 janvier 2009

F.

histoire de ne pas parler que de moi...

A quoi reconnaît-on ses vrais amis ? Ils sont là dans les moments les plus durs. J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de Sylvie et Nathalie, mais je voudrais bien rendre un petit hommage à F. (de sexe masculin donc, puisqu'il n'a droit qu'à une initiale).

En plus de

- gagner systématiquement toute compétition déguisée 
- avoir construit de ses petites mains un four à pain pour nous inviter régulièrement à manger des pizzas
- avoir eu le bon goût de tomber amoureux de Marie
- être presque capable de m'épuiser sur une piste de danse (et je suis une fameuse acharnée)
- porter la moustache et des coupes improbables avec une grande désinvolture

...

Un soir, il a passé kyrielle de coups de téléphone pour faire garder ses gosses et venir me sauver. Il n'a pas hésité à franchir la porte de ma chambre, à fouiller les caisses, retourner le matelas, virer les culottes sales, presque démonter une armoire pour capturer la souris qui me faisait friser l'hystérie.

Depuis, je considère F. comme un héros.

S'il se retrouve dans une situation calamiteuse où il se sent complètement ridicule, il peut compter sur moi.

lundi 26 janvier 2009

le Rayé


ou le plus beau rateau de ma vie

Il y a deux ans et demi, je vivais une période un peu trouble  et un homme en gilet rayé est venu ajouter son grain de sel (heu, oui, je l'avais un peu titillé).
Je me rappelle (dans le désordre) :

- d'une fois où il m'a dit : "Si je n'étais pas avec Laurence, je serais avec toi"
- des nombreuses fois où je lui parlais en triturant la tirette de son fameux gilet
- d'une fois où il s'est décomposé quand P (l'officiel) lui a demandé si on faisait ménage à trois
- des fois où il s'endormait quand Laurence était là et restait éveillé quand elle était absente
- d'une fois où il m'a dit en me soufflant dans le cou : "Je sais que tu as un mec et des enfants, mais embrasse-moi !"
- d'une fois où il restait 5 personnes dans la soirée et où deux inconnus nous ont apostrophés en disant : "vous êtes amoureux, vous deux, ça se voit"
- des fois où il disait qu'il allait rappeler et ne le faisait pas
- d'une fois où il m'a caressé les fesses après avoir rapproché deux divans
...

et quand j'ai demandé à le voir à jeun pour discuter une bonne fois, il m'a regardée en train de déchirer en microparticules mon sous-verre en carton et m'a dit : 

"Je ne m'en souviens pas. En tout cas, quand je te vois comme ça, tu ne m'attires pas du tout".

Le pire, c'est que quand je le croise, ça me fait encore quelque chose.